A toi mon frère, si je puis t'appeler ainsi
Car un frère ne saurait être si cruel envers son propre sang
Il est fou celui qui te qualifie de grand
Toi qui ne connais que faste, luxe et plaisir
Toi qui t'es efforcé de m'oublier
Tu m'as enlevé ma liberté
Et jusqu'à mon identité
Tu ne sais pas l'horreur que j'ai vécu
Pourquoi cries-tu ? Tu ne me reconnais pas ?
As-tu peur ?
Est-ce les guenilles que je porte qui te repoussent ?
Toi dans tes beaux habits
Tu es roi mais tu ignore la peur, l'injustice et le désespoir
Mais tu ne sauras m'ignorer plus longtemps
Tu es seul maintenant, comme je l'ai été pendant six ans
Louis, regarde-moi, je suis le roi moi aussi
Ne te détourne pas Louis, je suis ton frère
Ton ombre, ton sang, ton jumeaux
Je suis l'homme au masque de fer